La jeune Filière Universitaire de Médecine Générale (FUMG) verra à l’automne sa troisième rentrée. Elle peine à se mettre en place sur le terrain, et les perspectives sont inquiétantes :
- Des effectifs d’internes qui constituent chaque année un nouveau record (environ 6000 en médecine générale à la rentrée.)
- Des effectifs d’enseignants chaque année plus insuffisants
- A ce jour environ 35 Chefs de Clinique des Universités de Médecine Générale (CCU-MG) sont attendus en poste à la rentrée, pour 31 l’année dernière
- Des candidats de qualité sans poste faute de moyens, et des postes sans candidat faute d’attractivité, le clinicat de médecine générale restant à ce jour un véritable parcours du combattant.
Les enjeux sont de taille. Nous parlons ici de la formation des médecins généralistes de demain, au sein d’une filière universitaire qui n’aspire qu’à l’excellence pour peu qu’on lui en donne les moyens.
Bien-sûr, la médecine générale étant une priorité pour le système de soins, chacun se préoccupe de l’avenir de la FUMG. Chaque interlocuteur concerné affirme sa position comme soutien sans faille de cette filière.
Cet engouement devrait être rassurant, et pourtant ce n’est pas le cas :
- Le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche assure que la FUMG et son développement sont une priorité, et annonce seulement 10 titularisations et 8 créations de postes d’enseignants associés. Concernant les CCU-MG, seuls 20 postes ont été créés, à la rentrée 2007.
- Le Ministère de la Santé et des Sports a créé cette année 200 postes d'assistants spécialistes, permettant en théorie le financement d’autant de postes de CCU-MG. Les Doyens prévoient à ce jour d’ouvrir seulement 16 nouveaux postes de CCU-MG à la rentrée.
- Le Président de la Conférence des Doyens affirme également son soutien à la médecine générale universitaire. Lui-même ne parvenant pas à ouvrir de poste supplémentaire dans sa faculté, on prend donc la mesure de la complexité du terrain.
Les bonnes intentions ne suffisent pas. Face à cette situation dont la gravité et l’urgence n’échappent à personne, on ne peut se contenter de demi-mesures.
La construction de la FUMG n’a pas besoin d’amis : elle a besoin d’ouvriers.
Les médecins généralistes de demain, assurant chacun de leur entière disponibilité pour l’édification de cette filière, seront très attentifs au déroulement de cette rentrée.
Contact PresseBastien BALOUET – Président – 06 73 07 53 01
Pierre CHAPUT – Porte Parole – 06 73 07 52 85




